Michel Orchard Wing Chun Kung Fu Rive-sud Saint-Lambert

Code d’éthique des pratiquants d’arts martiaux

Ce code, basé sur la tradition orientale des arts martiaux, ne doit pas être pris au pied de la lettre. Il est nécessaire de l’adapter aux époques et aux cultures, sans jamais oublier que le respect de soi et des autres sont des valeurs intemporelles qu’il ne faut en aucun cas compromettre.

 

Honorer sa famille. Donner sans rien attendre en retour. Lutter pour l’honneur de la famille est la responsabilité d’une vie entière.


Après la famille, il faut honorer son professeur. Celui-ci doit être traité comme un père ou une mère qui transmet l’art de la vie. Donner et sacrifier sans attendre quoi que ce soit en retour est la responsabilité d’une vie entière pour le professeur.

Traiter ses compagnons de cours comme ses frères et sœurs. En les aidant à devenir meilleurs, on se renforce soi-même.

Un étudiant aîné doit être humble, et traiter les jeunes comme ses égaux. C’est ainsi qu’il méritera à la fois leur respect et sa position d’aîné.

Un étudiant débutant doit respecter ses aînés. Si les aînés traitent les débutants en égaux, c’est qu’ils saisissent le sens profond de leur art.

Quiconque pratique un art martial, quel que soit son niveau, ne doit jamais prendre ses connaissances pour acquis, ni s’asseoir sur ses lauriers. Il reste toujours quelque chose à apprendre, un savoir à corriger, un geste à perfectionner. Celui qui pense avoir vraiment compris cesse de progresser.

On rencontre toujours des plus forts et des plus faibles que soi, quelle que soit notre expérience. Il est du devoir de tout pratiquant d’arts martiaux d’aider les plus faibles. Aider les autres et enseigner sont les meilleures façons de renforcer et réviser notre propre savoir.

Les aînés ont la responsabilité de démontrer le « code » à l’intérieur comme à l’extérieur de l’école. Un art martial ne doit pas être séparé de la vie de tous les jours, mais au contraire en faire partie intégrante. Quel que soit le moment, les actions d’un pratiquant d’arts martiaux doivent être en accord avec son art et avec son code. Cette intégrité est nécessaire, tant pour devenir de bons pratiquants et de bons professeurs que pour démontrer la profondeur et la force d’un art martial.

Faire confiance au jugement du professeur. Il arrive qu’on soit en désaccord avec ses actions ou ses politiques, mais il est de la responsabilité d’un élève de soutenir et d’écouter son mentor. Il faut garder à l’esprit qu’en progressant, on comprend mieux le style et le professeur.

Se rappeler que le professeur n’est qu’humain, qu’il peut commettre des erreurs et avoir des problèmes, comme tout le monde. Personne n’est parfait, et par conséquent personne ne peut constituer l’exemple parfait. C’est en alliant bienveillance et compréhension de l’humain qu’on parvient à perfectionner son art.

Toujours être courtois. C’est la seule façon de mériter la courtoisie des autres.

 


Accepter la critique et les suggestions avec humilité. En étant ouvert, on est à même de percevoir les choses vraies et utiles. S’imaginer qu’on en sait beaucoup est à coup sûr un signe qu’on en sait très peu.

Ne pas prendre la critique comme une insulte. Elle n’est que l’expression d’un autre point de vue, la réflexion de nos actions dans d’autres yeux. Sans l’auto-examen né de la critique et des suggestions, il est difficile de s’améliorer.

Etre fier. Se comporter avec conviction. Faire de son mieux, sans se préoccuper de ce que les autres veulent que l’on soit. Se rappeler que l’art n’est pas une compétition. Travailler pour soi-même, et non pour le regard des autres, apporte honneur et fierté.

Dévlopper contrôle et maîtrise de soi. La douceur, lors d’un entraînement à deux, est un signe de force, contrairement à l’excès de puissance. Se servir de sa force pour intimider est un comportement bas, indigne d’un pratiquant d’arts martiaux comme de n’importe qui d’autre. Il n’est pas de plus grand signe de force que la maîtrise elle-même. La puissance, c’est avoir la possibilité de faire ce qu’on veut, d’altérer le monde et même la vie des autres. La force, c’est régner sur soi-même, savoir quand s’arrêter, et surtout savoir quand il est nécessaire de se changer soi-même – et avoir le courage de le faire.

Ne pas se sentir diminué par la défaite. Il faut voir cette dernière comme une fenêtre sur ce que l’on pourrait améliorer. Complimenter ceux qui nous vainquent et ne pas sombrer dans la jalousie sont des preuves de sagesse.

Faire preuve de ténacité. Donner le meilleur de soi-même pendant les cours. Se pratiquer sans égard pour la fatigue. Ne pas se contenter de suivre. La ténacité, c’est aussi la capacité de continuer sans encouragements ou en l’absence d’un professeur. C’est une route sûre vers l’estime de soi, l’honneur et le respect. Apprendre la ténacité devrait être un des principaux objectifs de tout pratiquant d’arts martiaux.

Se rappeler toujours que la propreté du corps reflète la propreté de l’esprit.

 


Ne jamais aller trop vite ou tenter d’en apprendre trop. Laisser le professeur décider si on est prêt. Travailler plutôt à perfectionner ce que l’on sait déjà, réviser constamment et revenir sur le savoir sont les meilleures façons de se préparer à aller plus loin – et de le mériter.

Apprendre l’histoire des évènements importants de l’école.
 

Etre respectueux et apporter un cadeau en visitant son professeur ou un professeur d’une autre école. Ce peut être de la nourriture pour une courte visite, ou quelque chose de plus substantiel pour une visite plus longue. Cela est traditionnellement important.

 

S’excuser auprès d’un professeur que l’on a quitté et lui apporter un cadeau si on désire revenir dans son école, même si on considère cela comme non pertinent. Un bon professeur acceptera des excuses sans tenir compte de ce qu’il pense, qu’il croit que l’élève ait tort ou raison. « Sauver la face » ne donne pas la même flexibilité qu’à un étudiant.

 


Fournir nourriture et breuvages en gage de respect si on reçoit son professeur chez soi ou ailleurs. Cela est aussi un gage de bonnes manières.

Bien qu’une partie de l’éthique inspire le contrôle de soi, son but principal est d’apprendre à avoir le respect des autres et des lieux où on apprend. Cela aide à tracer la voie pour comprendre l’énergie interne.

Ce code ne sert pas seulement à faire comprendre l’art et ses pratiquants, mais aussi à devenir soi-même un meilleur pratiquant, pourvu qu’on y adhère.
Un pratiquant qui possède fortement son code est un pratiquant dont l’art est doublé de sagesse. Il est de la responsabilité de chacun de le comprendre, de l’ordonner tout en ordonnant son existence, de voir ses propres forces et faiblesses, et de toujours travailler pour s’accomplir soi-même